Sur Goa, la journée vient de se terminer.

Les derniers rayons du soleil viennent dorer la surface de l’eau. Les enfants jouent encore, les amoureux se retrouvent, les solitaires se posent.

Avant que la mer d’Arabie ne se calme pour la nuit, le clapotis des vagues se mêle une dernière fois aux diverses sonorités de l’Inde. Différentes langues avec des mots qui se perdent dans l’air, se croisent, se coupent, s’ignorent et cohabitent. Le rire des enfants, mais aussi des plus grands. Un groupe d’amis, un cours de Yoga, une chanson en Hindi, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien, le sifflement d’un héron strié, l’agitation des pêcheurs tout juste rentrés.

Les vaches sont plus nombreuses qu’au matin et, dans cette foule humaine de fin de journée, arrivent les chiens. Ils se déplacent au milieu des promeneurs et des habitués, reprennent leur territoire, se regroupent et près des penseurs, viennent se reposer.
Les principaux touristes sont rentrés. Les locaux se réapproprient Palolem.
Au loin, j’aperçois une nouvelle mariée.  Bien que portant une tenue des plus modernes, je la reconnais aux tintements de ses bracelets venus ornés ses bras dans une cérémonie que je devine récemment passée.
Ces « bangles, bungri », sont en Inde plus qu’un ornement. Si ils ont su inspirer les plus grands poètes, ils sont surtout dans cet amour qui venait d’être célébré (suhaag), le symbole suprême de la grâce, de la féminité.
Les siens étaient rouge et blanc. Ils représentaient par le choix des couleurs tant la prospérité que les commencements.
Un mariage pour une nouvelle histoire, une tout autre vie.

Goa est calme lorsque la nuit ne devrait tarder. Les fêtards ne sont pas encore arrivés. Ils ont dû partir se changer. La nuit sera longue et, pour certains, passionnée.
Me concernant, j’étais plutôt une fille du matin. Celle qui se lève à l’aurore, marche sur le sable quand il n’a pas encore été frôlé. Je suis de celle qui attend que tout recommence. Patientant pour un nouveau début, une nouvelle histoire.

Pensive, je me demandais si ceux qui étaient plutôt du soir n’étaient ils pas simplement ceux qui voulaient savourer le bonheur trouvé ? Ils profitent de la journée, de la nuit jusque dans sa dernière minute,  par amour de ce qu’ils ont ou par peur de laisser s’envoler, cette sérénité éphémère que la journée à su leur prêter.

Goa, j’ai vu ton soleil se coucher pour la première fois. Assise sur ton sable encore chaud, mon carnet à la main, te regardant, songeuse et heureuse, je t’ai murmuré : à demain Goa.

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Lily
Lily

Âme bohème et cœur sensible, j'écris des mots. J'écris sur tout, parfois pour rien. J'écris la vie, les maux, le beau.

92 commentaires

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